le 21 février, 2017

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Le gouvernement fédéral propose de mettre de côté la réglementation de Santé Canada sur les aliments génétiquement modifiés

La politique sur le commerce se ferait au détriment de la sécurité, disent les groupes d’intervenants

Mardi le 29 novembre 2011 – Le Réseau canadien d’action sur les biotechnologies (RCAB) et les AmiEs de la Terre de Québec ont soumis des commentaires à Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), dans le cadre d’une consultation du gouvernement fédéral, pour s’objecter aux propositions qui permettraient un niveau de contamination des aliments importés par des aliments génétiquement modifiés (GM) provenant d’autres pays et qui n’ont pas été approuvés par Santé Canada.

Le gouvernement fédéral propose d’établir une politique appelée « Présence en faibles concentrations », ou PFC, par laquelle le gouvernement permettrait un niveau de contamination alimentaire par certains aliments GM qui n’ont pas été évalués par les évaluateurs scientifiques de Santé Canada, mais ont été approuvés dans au moins un autre pays, lorsque Santé Canada considère le système réglementaire de ce pays équivalent au sien ou rencontre d’autres critères non encore spécifiés.

“C’est indéfendable du point de vue de la santé ou de la sécurité publique. La sécurité alimentaire est clairement sacrifiée au profit d’une politique sur le commerce qui ne repose sur aucune base scientifique, » dit Lucy Sharatt du RCAB. « La politique PFC ébranle fortement les allégations du gouvernement qui clame que la règlementation qui encadre les aliments GM est « basée sur la science ».

Le Canada serait le premier pays à permettre la contamination par des aliments GM non approuvés. La justification explicite serait de faire du Canada un « modèle d’influence » afin d’aider AAC à faire un lobby efficace auprès des partenaires de l’industrie pour qu’ils acceptent les aliments contaminés provenant du Canada. Bien que la contamination par des aliments GM provenant d’autres pays ne pose pas encore de problèmes, la contamination par les aliments GM des exportations canadiennes résulte en des rejets coûteux parce que nous exportons des aliments dans des pays qui, à ce jour, n’ont peu ou pas approuvé les cultures GM que nous cultivons. Actuellement, le Canada maintient une politique de « tolérance zéro » à l’égard de la contamination de notre système alimentaire par des aliments non approuvés par Santé Canada.

“Si c’est approuvé, les Canadiens n’auront plus la moindre confiance à l’égard du système de sécurité alimentaire et Santé Canada n’aura absolument plus aucune légitimité », dit Tanmayo Krupanszky of the Canadian Organic Growers Toronto Chapter « Il est inconcevable que notre gouvernement accepte intentionnellement des aliments non approuvés au Canada dans le but de promouvoir et encourager la contamination par les aliments GM dans le reste du monde. »

“Nous avons besoin de stopper la contamination par les aliments GM au lieu de la légaliser, » dit Maureen Bostock de Ecological Farmers of Ontario

“Les détaillants d’aliments comme nous ne seront plus en mesure d’assurer les clients que les aliments offerts sur les tablettes sont sécuritaires, » dit Patrick Conner du magasin d’aliments naturels The Big Carrot à Toronto. « Les détaillants et les transformateurs ne pourront aucunement distinguer les produits contaminés par des aliments GM provenant d’autres pays. »

« Nous ignorerons quels aliments Santé Canada a approuvés et quels aliments l’agence a admis sans se soucier d’assurer notre sécurité, » dit Dominique Bernier des AmiEs de la Terre de Québec

Il n’y a aucun cas de contamination par des aliments GM provenant d’autres pays car le Canada a approuvé les huit cultures GM cultivées à travers le monde (maïs, canola, soya, coton, betterave à sucre, papaye, courge et luzerne).

“La PFC est une politique de commerce aléatoire qui ne sécurise même pas l’accès au marché des exportations canadiennes contaminées, » dit Sharatt. « Au lieu de sacrifier la santé et la sécurité des Canadiens, le gouvernement fédéral devrait résoudre ce problème dès maintenant en n’approuvant que les cultures GM canadiennes qui sont aussi approuvées sur les principaux marchés de l’export. »

Pour davantage d’ information: Dominique Bernier, Les AmiEs de la Terre de Québec 418 524 2744; Lucy Sharratt (en anglais), Réseau canadien d’action sur les biotechnologies, 613 241 2267 poste 25; Patrick Conner, The Big Carrot, portable 647 200 7591.

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