Une coalition de fermiers et d’environnementalistes réclame la transparence avant de commercialiser les porcs GM
24 février 2026 (Ottawa) Des groupes de défense des fermiers et des consommateurs appellent la ministre de la Santé à assurer de toute urgence l’étiquetage obligatoire de tout aliment issu du génie génétique et à réaliser le nouvel engagement de Santé Canada à « faire preuve de transparence optimale » au sujet du porc GM que le ministère vient d’approuver pour l’alimentation humaine.
Le Réseau canadien d’action sur les biotechnologies, l’Union nationale des fermiers, le réseau québécois Vigilance OGM, le groupe ontarien Safe Food Matters, et Kids Right to Know ont exhorté la ministre de la Santé à intervenir de toute urgence dans une lettre qui lui a été transmise aujourd’hui.
« La ministre doit agir rapidement afin d’assurer que le porc génétiquement modifié est étiqueté clairement sur les tablettes d’épicerie au Canada », plaide Lucy Sharratt, coordonnatrice du Réseau canadien d’action sur les biotechnologies.
L’étiquetage obligatoire est particulièrement urgent parce que Santé Canada a approuvé des porcs et des tomates GM qui pourraient être vendus dès cette année, sans que le consommateur puisse déceler les produits génétiquement modifiés.
La coalition affirme que la ministre de la Santé ne remplit pas l’engagement du gouvernement à garantir la transparence. Le 23 janvier 2026, Santé Canada déclarait : « L’entreprise et Santé Canada s’engagent à faire preuve de transparence optimale et informeront le public lorsque cette nouvelle technologie sera mise sur le marché canadien. »
« Santé Canada s’est engagé à faire preuve de transparence optimale, mais cela veut dire l’étiquetage obligatoire », ajoute Sharratt. « Nous demandons à la ministre d’agir maintenant pour assurer cette transparence. »
La coalition s’oppose à la préférence actuelle du gouvernement pour un étiquetage volontaire inefficace plutôt qu’une information réglementaire obligatoire pour le consommateur. Elle s’inquiète d’autant plus que le budget fédéral 2025 annonçait la fermeture de l’Office des normes générales du Canada en avril 2026. L’organisme indépendant est responsable de l’application de la norme relative à « l’étiquetage volontaire et la publicité visant les aliments issus ou non du génie génétique. »
« Le gouvernement renvoie les Canadiens à l’étiquetage volontaire alors qu’il démantèle l’organisme responsable de la norme d’étiquetage », ajoute Sharratt, citant la déclaration de Santé Canada et la façon dont le gouvernement a réagi le 26 janvier à une pétition pour l’étiquetage obligatoire.
83 % des Canadiens appuient l’étiquetage obligatoire selon un récent sondage et ce niveau de soutien élevé est constant dans tous les sondages d’opinion menés depuis 1994.
Contacter : Lucy Sharratt, coordonnatrice, Réseau canadien d’action sur les biotechnologies (RCAB), c. 902 209 4906, coordinator@cban.ca, www.cban.ca




