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Le blé

Mise a jour

 

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a annoncé la découverte d’un blé génétiquement modifié (GM) non approuvé près d’une ferme en Alberta, mais elle affirme que c’est un cas isolé.

 

Situation sur le marché

Nulle part au monde on ne cultive ni ne consomme de blé génétiquement modifié et il n’y en a jamais eu sur le marché. En 2004, Monsanto a retiré les demandes d’approbation de son blé GM tolérant les herbicides au Canada et aux É.-U. devant les tollés des agriculteurs et des consommateurs.

En 2002, Monsanto a présenté des demandes d’approbation pour son blé GM tolérant aux herbicides (Roundup Ready) au Canada et aux É.-U. Deux ans plus tard, l’entreprise a toutefois retiré ses demandes en raison du rejet persistant du marché mondial et des pressions exercées par les agriculteurs de toute l’Amérique du Nord, inquiets de l’avenir de leurs marchés d’exportation du blé.

Même si le blé est surtout autofécondé et que le blé GM n’a jamais été offert sur le marché, la contamination par le blé GM pose déjà problème aux agriculteurs des É.-U. En 2013, on a trouvé du blé GM de Monsanto dans un champ de l’Orégon. Le Japon, principal marché d’exportation du blé des É.-U., a suspendu ses importations de blé étatsunien à la suite de cette découverte. La source de contamination n’a pas été établie. En 2014, on a aussi trouvé du blé GM dans un ancien site d’essais en champ d’un centre de recherche universitaire du Montana.

 

2010: Rejet définitif et mondial de la commercialisation de la biotechnologie du blé : Déclaration d’organisations d’agriculteurs, d’environnementalistes et de consommateurs du Canada, des É.-U., et d’Australie. « Étant donné notre expérience jusqu’à présent des manipulations transgéniques, et puisque nous prenons acte du refus mondial du blé OGM exprimé par les consommateurs, refus que nous appuyons, nous réitérons notre opposition définitive au blé génétiquement modifié, et nous renouvelons notre engagement à empêcher la commercialisation des caractères transgéniques dans nos cultures de blé. »

 

Les signataires de la Déclaration invitent d’autres organisations partout dans le monde à lutter elles-aussi contre le blé OGM en signant la Déclaration contre le blé OGM .

La Déclaration contre le blé OGM qui a été signée par une quinzaine de groupes incluant des groupes du Québec comme l’Union paysanne, l’Union Biologique Paysanne au Québec,le Réseau québécois contre les OGM (RQcOGM) et Greenpeace, répond aux six arguments des pro-OGM.

« La question du blé OGM a été réglée en 2004 lorsque Monsanto a été forcé par les consommateurs et les agriculteurs à retirer son projet pour un blé tolérant à l’herbicide Roundup. On ne laissera certainement pas Monsanto et ses acolytes en agrochimie réouvrir cette bataille », déclare Benoit Girouard de l’Union paysanne.

On peut lire in extenso la déclaration (en anglais seulement) de l’industrie ici.