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Halifax, le 15 juin 2018 – L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a annoncé la découverte d’un blé génétiquement modifié (GM) non approuvé près d’une ferme en Alberta, mais elle affirme que c’est un cas isolé (1).

 

«Nous sommes soulagés qu’il s’agisse d’un cas de contamination isolé, mais il est inquiétant que le gouvernement n’arrive pas à en déterminer la cause. Sans en connaître la source, la contamination pourrait se reproduire », a déclaré Lucy Sharratt du Réseau canadien d’action en biotechnologie.

 

Le caractère de tolérance au glyphosate de Monsanto a été trouvé dans plusieurs plants de blé sur une route dans le sud de l’Alberta en 2017. L’Agence canadienne d’inspection des aliments n’a pas été en mesure d’identifier la cause.

 

«Une contamination de blé GM de plus grande ampleur pourrait s’avérer dévastatrice pour les agriculteurs canadiens et l’avenir de nos exportations de blé», a déclaré Thibault Rehn, coordinateur du Vigilance OGM, «On ne peut pas se permettre d’être négligent avec les cultures GM puisqu’il est difficile, voir impossible, de renverser une contamination».

 

Le Canada est un important producteur de blé, ces cultures représentent 11 milliards de dollars annuellement dans l’économie canadienne.

 

Le blé génétiquement modifié n’a été approuvé par aucun gouvernement dans le monde et il est donc illégal ici et ailleurs. De plus, aucun blé génétiquement modifié n’a jamais été cultivé ou vendu commercialement à travers la planète. C’est en 2004 que Monsanto a cultivé pour la dernière fois des parcelles d’essai de ce blé génétiquement modifié au Canada.

 

En 2004, Monsanto a retiré sa demande d’approbation de son blé GM «Roundup Ready» tolérant au glyphosate au Canada et aux États-Unis en raison des pressions exercées par les agriculteurs et les consommateurs ainsi que du rejet du marché international.

 

Il y a eu trois incidents de contamination aux États-Unis avec le blé génétiquement modifié de Monsanto en 2016, 2014 et 2103. En 2013, plusieurs pays avaient suspendu leurs importations de blé en provenance des États-Unis après la découverte de plants de blé transgénique dans un champ. Le gouvernement américain avait été incapable de déterminer la cause de cette contamination. (2)

 

«Les agriculteurs devraient être consultés avant que les cultures génétiquement modifiées ne soient testées en dehors du laboratoire. Nous devrions évaluer les risques économiques pour permettre ou non des tests de cultures GM en plein champ.» a déclaré Sharratt.

 

Les emplacements exacts des essais expérimentaux sur les cultures GM au Canada ne sont pas divulgués.

 

« Nous devons protéger notre pain quotidien contre la contamination des cultures génétiquement modifiées », a déclaré Sharratt.

 

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Pour plus d’informations:

Lucy Sharratt, Réseau canadien d’action en biotechnologie (en anglais) : 613 809 1103;

Thibault Rehn, Vigilance OGM, 514 582 1674.

 

NOTES: